De senectute – Darie Lăzărescu

Le matin ils sortaient sur le balcon menu
et se mettaient a compter les feuilles des géraniums
une deux trois-
tiens celle-la est éclose depuis hier
et tu n’as rien vu / tu vieillis
celle de ton côté est assez pâlotte
elle s’éteint comme une des filles
de cet hôpital sans chemin de retour/
une feuille qui se meurt la grande affaire
mais tu ne t’es pas appercue/
tu vieillis-
et il la regardait toute recourbée
contre le pot/ en grattant la terre
comme une vie échouée
comme un livre au final flamboyant/
une mèche de cheveux jaunâtres/
une veine zigzaguant sur la tempe
comme un éclair électrique/
sous le balcon passaient tous les gens/
tous les chiens de la banlieue/
tous les engins de l’enfer
soufflés d’or/trempés dans le pourpre royal/
il est si facile d’avoir des rêves de pauvre –
ferme bien la vitre du balcon –
il y a un courant d’air
*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain =

http://wp.me/p1wz5y-xp

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