De la vie, avec Octavian Soviany

 

le mendiant du centre-ville

Apres avoir fini
son jour ouvrable
il vient picoler.
Des fois il s’endort
la tête sur la table
et il laisse choir
toute la monnaie de sa poche.
La Patronne lui assène
alors
quelques bourrades dans les
côtes. Lui
il se met debout,
droit comme un piquet
et sort du bistrot
se balançant
comme si
il descendait du pont d’un
navire, tel un vieux
capitaine de corvette
qui aurait traversé
des dizaines de fois
l’équateur.
Jamais il ne ramasse
la monnaie tombée.
Il regarde dégouté nos ventres de
gens rassasiés.
Il chie après sur
notre argent crasseux et sur
nos projets de bonheur.
Il chuchote :
« Mon Dieu, cette ville
elle a 1000 pharmacies,
3000 banques,
10000 églises
et pas un seul galet
sur lequel le Fils de l’Homme
puisse poser sa tête
un soir de pluie comme celui-ci ! »

*
Me voilà
j’habite une
chambre
pleine de mites
et ce que je cherche
est toujours dans
l’autre pièce.
La solitude par ici ressemble
à de chiottes rustiques
où tu n’as même pas
de quoi
te torcher le cul.
*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain = http://wp.me/p1wz5y-y4

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