Archives mensuelles : février 2016

Vers en langue spargue – Nina Cassian

 

Poésie

Au champ qui surgissait de boutourèze,
A csipité un ptruche, c’est vrai un peu bouqué,
Mais la queraille nurde, encore fadaise,
Zarillona tout près, dans le frousquet :
En quoi ma pissendrée de broutouchlaise,
Et mon floquet muni d’une écrachisse,
Tu m’as bosfrohologé la strocholgine !
Bécuite-moi ma sime similire !

Morale : aux chaînes l’eau qu’on la tire !

Imprécation

Je t’emboride, gourouve et stélpique norangue.
je t’emboride de t’calpenner l’intence et te gouilles
la moultembilaire vosque d’une crépiture pangue
et te jumides la frigue près d’un hissair arzouille.

Je t’emboride, au sargue végline et altère,
qu’entraures l’éligence d’une létusque açode
laquelle la tentésine d’humblides en csiphère
et qui plenture l’histre en qui s’éroule Dod.

Sonnet

Ont enmori routatiques milaves
sous l’rocque chatiné par nitouraches.
Autant de vénisées de bors margaches…
Tant d’alnes en stermatant, estraves…

Jamais l’arphique goulni, des bounouraches,
n’a pas surbi autant de néroucaves.
C’était quand nous, aux vels et alibaves,
causimirèmes d’une veute de gopaches.

Mais çi de plus troupeuse m’paraît la stène
dont l’anse férique m’avait cléoint
la zure est nède, moult élentéenne…

Y’a que du vit et astrichis en téléhoint.
Me bourde, sous les noifes, la mélidène
Le linphe bourde aussi, réoint, préoint…
*
Traduit du roumain par Tudor Miricặ.
*
Lisez l’original en roumain=https://versionroumaine.wordpress.com/2016/02/10/versuri-in-limba-sparga-nina-cassian

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Poèmes d’amour – George MIHALCEA

 

La monnaie de l’amour

c’est quoi l’amour pépère
demande l’enfant de la rue
au si vieux mendiant
sur le parvis de l’église

pardi fils l’amour est la monnaie
laquelle étant tout jeune
je la laissais sur le zinc
du vendeur d’absinthe

mais tu poses de questions bêtes
mieux vaut regarder le ciel
va chasser les nuages
eux ils le savent si bien

*
Le Malentendu

elle dit oiseau vol il a répondu
lui dit plume elle dit aile
et de leur malentendu
naquit un sourd-muet ménestrel

elle dit je vis lui je suis mort
lui dit bouleau elle redit arbre
sous leurs regards chuta un pont
en essuyant l’écho du rêve

elle dit nuit puis lui dit temps
il dit automne elle dit Novembre
leurs yeux versaient autant de sang
même Roi Goéland n’a mis un terme

elle dit silence il a dit parler
lui dit alizée puis elle sirocco
et comme ils vaguaient sur l’eau souterraine
tombaient sur eux des vêpres de baiser

lui s’en alla pendant une nuit
elle revint dans la jour tendre
aucune des mers ne les revit
la pierre ne put les entendre
*

Traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain=https://versionroumaine.wordpress.com/2016/02/07/poezii-de-dragoste-george-mihalcea

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