La roue – George Alboiu

Quatre roues quatre trotteurs deux du ciel deux de l’enfer,
mais le bonhomme les menant, il oubliait depuis quand.

Sa chaussée
suit la Voie Lactée.

Deux roues rien que deux routards un aveugle l’autre serré
dans la griffe du busard le vieux busard ailé.

Herbes gloutonnes en automnes rien qu’une roue et un poilu en haut un busard qui beugle portant l’ombre du cheval aveugle.

Rien qu’une roue et un seulâbre dans la plaine sans un arbre.
Rien qu’une roue et une ruine dans la plaine sans colline.

Rien qu’une roue
rien qu’une allée
dans la plaine
sans vallée.
L’homme porte
sur ses épaules
sa roue comme c’était l’obole
du Seigneur
le grand porteur.
Il y croit en
cette vallée
celle roue
va le porter
aux confins
de son fin.
*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain =

https://versionroumaine.wordpress.com/2017/05/10/roata-george-alboiu

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