Trois Nocturnes – Constantin Călin

Nocturne no. 1

Mais, je ré-évoquerai, près de n’importe quel pouvoir resta
éternellement triomphante, à noyau, la pêche,
comme la fenêtre sublimement se ferme et reste une cicatrice,
comme l’été et l’été et l’été tâtonne de naître,
comme, moi même, ébahi de douleur, j’accepte
ce navré méridien sous mes semelles,
comme la nuit l’on suppose.
Je déchois.

Nocturne no. 2

Pharmaciens, enfants, visiteurs de musées,
oiseaux et exercices, n’importe quand
le monde se recomposerait de cinq
éléments primordiaux,
même selon le caprice du soûlard écervelé,
eh bien, conformément à ces veines, par lesquelles
la solitude circule;

oh, il fait soir à l’endroit où je vais,
je suis soupçonné, suis attendu d’un oiseau
célèbre, qui renaît.
(Par hasard.)

Nocturne no. 3

C’est quoi cela bienveillance
de l’espace d’où l’on a diminué un arbre,
où restent, où halètent des tours
pour l’œil, pour la joue, pour l’os…
Le soleil vient des mers sur la muraille
devant la fenêtre, naît
par des jaunes,
de sa devanture moi seul je pars
en monuments, en immortelles bûches
mon âge s’arrête,
moi seul, amoureux de sable, dans un vaste crématoire,
sans douleur je serai, parce que
c’est quoi cela bienveillance, au fait
c’est quoi celui
soleil ?

juin – octobre 1967
*
Traduit du roumain par Tudor Mirică
*
Lisez l’original en roumain =

https://versionroumaine.wordpress.com/2017/05/13/trei-nocturne-constantin-calin

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