Femmes de la terre – George Alboiu

Dans la nuit partaient les hommes
chez les femmes de la terre enterrées aux champs
juste les seins dehors
les tétons dans la rosée trouble.
Se penchaient et creusaient les champs
le sang des paumes devenu impatient couteau.
Chacun voulait sortir de la glèbe une femme
vivante, couverte de terre saine
et la porter à la maison.
Les fronts murmuraient un chapelet de silence
et frissonnaient cognés d’un baiser
tel une feuille qui s’est étouffée d’un galet.
Puis ils bondissaient éreintés –
dieux noirs dans une conjuration de la nuit –
et partaient portant sur l’épaule courbée
chacun une femme de la terre
qui en route rendait son âme.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
lisez l’original en roumain =
https://versionroumaine.wordpress.com/2017/05/19/femeile-pamantului-george-alboiu

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