Archives mensuelles : juillet 2017

Publicité – Alexandru Muşină

J’ai la flemme de dormir. Bien que je sois fatigué.
Je me reveillerai dans un siècle, un millénaire… Mes
Coussinets seraient, certes, changés.
Et la peinture. Mais la Mécanique stupide
Ira toujours, la même, dans l’éternité :
Amour, pitié, haine, crime, suicide…
‘Mais avant de naître, j’ai payé
Pour une autre destination !’ L’ai-je manquée ? Il sepeut.
Ou tout n’était que Pub, pour ces
Types qui s’ennuient en Pureté cristalline :
“Un monde où s’mélangent Choses et Idées,
Où tous portent une armure taillée,
En chair, os, sang, peau, gélatine.
Aventures ! Exotisme ! Offre limitée.”

*
Traduit du roumain par Tudor Miricà
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Lisez l’original en roumain =

https://versionroumaine.wordpress.com/2017/07/11/reclama-alexandru-musina-2

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l’Excitateur – Adrian Suciu

l’Excitateur. Né dans un musée. Picolant seul dans un placard,
il inventa Dieu. Allons composter les musiciens!,
cria Icelui, comme une trompette de l’extase, comme les airains du hasard.

Les trains passent où il ne faudrait pas, les ferrailles chahutent!
Les mécaniciens agitent des képis, soufflent en sifflets!
Ils sont les chefs d’orchestre des chemins de fer!
ayant des besaces où ils coltinent du lard non-pendu et des oignons doux.
Et l’Excitateur construit un arrêt rose,
avec un buffet mignon, au milieu du lointain.

Embauchera une flûtiste aux ongles fins pour laver les urinoirs
Fera un profit fabuleux.

Il nommera l’arrêt Balabala.

l’Excitateur. Né dans un musée. Picolant seul dans un placard,
il inventa Dieu l’arrêt Balabala et la symphonie des trains égarés!
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Traduit du roumain – Cindrel Lupe
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Lisez l’original en roumain =

https://versionroumaine.wordpress.com/2017/07/03/excitatorul-adrian-suciu

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T’avais les cheveux longs jusqu’au nadir – Emil Brumaru

T’avais les cheveux longs jusqu’au nadir
Tu pendais depuis là jusqu’en terre
Je pensais caresser ton corps de lumière
Tes seins timidement les quérir
Aux cuisses fermées me prosterner
Les toucher ravi de leur blancheur
Par la fleur du lys de la vallée
En m’agenouillant les enlacer
Puis comme un papillon périr
Porté par le vent sinon par l’heure
T’avais les cheveux longs jusqu’au nadir
Tu y pendais depuis jusqu’en terre…

Traduit du roumain – Cindrel Lupe
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lisez l’original en roumain =

https://versionroumaine.wordpress.com/2017/07/03/aveai-parul-lung-pana-la-cer-emil-brumaru

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