Archives de Catégorie: Adrian Erbiceanu

Les Amours – Adrian Erbiceanu

Amours venus,
Amours passés …
Où les donner
Où les quêter ?
 
Ardeurs secrètes
Cruelle tourmente –
Qui puisse les voir,
Qui les entende ?
 
Rêves d’antan,
Miroir en miroir –
Qui les entende,
Qui puisse les voir ?
 
Mantes liquides,
Âme sur les braises –
Je ris … de peine,
Je plains… mon aise.
*
traduit du roumain par
Tudor Miricã et Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-8E

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Depuis qu’on se connaît – Adrian Erbiceanu

Chaque fois lorsque tu doutes de toi-même
Le bitume de la ville, tu le comptes au pas,
Tu mets des grilles aux fenêtres de l’âme …
Ton ouragan intime un autre secouera,
 
Outrepassant les envies assez pures
Appauvrissant de ses astres, le haut
Où tu pensais aller à l’aventure,
Au-delà de la douleur arquant ton saut.
 
Depuis qu’on se connaît – demain, comme hier –
Nous vaguons vers des vastes horizons,
Du même inconnu continent premier …
L’instant n’est pas très voué aux leçons
 
Et comme entre contrastes nous oscillons
Bradons la vie, une autre faisant germer …
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

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J’étais là-bas – Adrian Erbiceanu

J’étais là-bas et j’étais loin pourtant,
Quand en crissant la vieille porte s’est fermée
Sur cette éternité nous séparant
Depuis que nous n’avons plus rien rêvé.
 
Tes paroles, elles me résonnent encore
Au sens caché par leur contour biais,
Que moi, perdu dans cette vallée sonore
En vain je tâche de me le révéler.
 
Mon ouïe refuse toujours l’approche
De mon entente vers ce mot sauveur
Car le fruit de ta parole ne décroche
Qu’un lourd silence qui pèse sur mon coeur.
 
En cet étrange monde des sentences
Auquel le serf je suis – répétitif –
Par les erreurs et par les souvenances :
Faute d’espoir il n’y a pas de motif.
 *
traduit du roumain par Tudor Mirică.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-8l

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Signes – Adrian Erbiceanu

C’est le silence – mais un silence précaire.
Et comme si déchaînée de son sursis,
L’éternité sévit dehors dans l’air…
Fenêtres ouvertes elle en éclaircit.
 
De l’ordre – un Ordre dans les choses existe.
Un Singulier – qui cherche d’anticiper –
Donnant le signe pour retracer la piste…
Les choses ne vont-elles pas se dissiper ?!…
 
Des mots – le guide pour toute amnésie
Donnant aux nues le signe de se heurter.
Qu’il soit un signe secret de l’hérésie,
Brouillards par la tempête éparpillés ?
 
C’est le silence – mais le silence obscur
Du songe troublant – aux profondeurs rassis…
Qu’il soit le signe que vers un monde pur
Il y a une Voie et une Porte aussi ?…
 *
traduit du roumain par Tudor Mirică.
lisez l’original en roumain :

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Acte de présence – Adrian Erbiceanu

Il n’y a pierre qu’on ne puisse renverser
Et toute vague se brise sur le littoral !
La lumière enfermée dans un cristal
Sera certainement, un jour, délivrée.
 
D’ombres on ne saurait faire un piédestal
Pas même pour une fleur ! Mais cette ombre vous révèle
Au monde tel que vous êtes… La lumière, rien qu’elle
Vous rend juste à vos faits et gestes, égal.
 
La seule illusion ronge, vorace et goulue…
Juste paraît injuste et tors – régulier.
La bêtise a pour servant l’homme sensé.
Entre les craques, quand Vérité garde bouche cousue,
 
L’espérance garde les mains jointes, à coeur fendre.
Sous les ans, graines noires sont mûries par le temps…
Mais cet état, je ne l’accepte aucunement –
Le temps me manque, je n’entends pas attendre !…
*
traduit du roumain par Constantin Frosin.
lisez l’original en roumain :

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La fontaine de ce siècle – Adrian Erbiceanu

tellement de fange sévit en nous, que si
je trifouillais dans le temps – antipode,
la bourse s’avérerait toujours plus appauvrie
laquelle demande qu’en moi-même s’inféode ;
 
le puits finirait par donner moins d’eau qu’hier,
le silence déferlerait dans le val
en vague omnisciente, écrasant la lumière
jaillissant dans l’espace ancestral ;
 
toujours plus intenable serait la brûlure
sur les yeux clos – comme dans la terre des champs –
par crainte de l’hiver qui arrête sa parlure
sur ce déjà passé chuchotement
 
et il ne resterait dans l’esprit qui refuse
eaux stagnantes, lieux communs – moins qu’il n’y paraît–
sinon la Fontaine du Siècle, en guise d’écluse
servant le Mensonge mué en Vérité.
 *
traduit du roumain par Constantin Frosin
*
lisez l’original en roumain :

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