Archives de Catégorie: Anghel Dumbrăveanu

Lointaines chutes de neige – Anghel Dumbrăveanu

 
 
Les mots par moi écrits
Sont une façon de parler
Dans l’humilité du silence
Et n’ayant à qui les donner
Je les enfile ici
Comme un étonnement.
Là je pense à un traîneau
Qui me porterait par des lointaines chutes de neige
Jusqu’à celle maison.
Mais tout se passait il y a longtemps.
Celui qui a connu la caresse
Ecrit ces fleurs à la senteur de femme –
Une façon de parler
Dans la solitude
Et dans l’humilité du silence.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-q7
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Deux poésies – Anghel Dumbrăveanu

Genèse 
 
Le monde a été fait par un dieu égyptien
Sur un tour de potier. Il prit la terre et l’eau dans le Nil
Et les tourna sur sa pensée jusqu’à la lumière.
De lumière il s’est imaginé la femme et les fleurs.
Mais la femme ressemblait à la cruche, quand il l’a portée à ses lèvres
Le potier fut étourdi – et ses paumes
Caressèrent aveuglement la cruche gisant à ses côtés.
En ce moment naquit la chanson.
 
*
 
Jamais l’oubli
 
Entre nous sont des neiges et des sables.
Demain, peut-être déserts, océans.
 
Jamais l’oubli.
 
Sous ton icône je commence ma journée.
Mon aile sort de ton épaule.
M’ont dédié à la mer, farouche et pur,
 
Etre et ne pas être vaincu.
 
Entre nous sont des neiges et des sables.
Demain, peut être le ciel déchu.
Mais la joie de traverser la nuit,
De t’accueillir sur l’autre rivage,
 
Là où jamais l’oubli …
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-jU

 

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Etoile – Anghel Dumbrăveanu

 
J’ai si soif d’un ami dans ce trop long moment,
Qu’il se taise près de moi comme un violon rempli,
Lui dire comment je monte vers l’astre non rejoint,
Les plantes des pieds de lumière meurtries.
 
Sur combien d’aubes mon regard règne en souverain !
Pourtant tellement des cieux trop éloignés me restent.
Et lorsque dans mes rêves pourrais-je voler au loin,
Pourquoi des inquiétudes me rongent à chaque geste ?
 
Comme dans une colonne souple creusée dans des miroirs,
En moi se réfléchit tout ce qui est mieux en vous.
Mais que garder de tout et en chanson pourvoir
Pour en garder le sens qui rajeunit en nous ?
 
Chaque soirée qui passe le luth ancien je casse
Et des musiques rêvées s’éteignent en soupirant.
Quels vents froids me guetteront quand partirai-je en chasse
Vers mon étoile haute, mon astre non rejoint ?
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-ji

 

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