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laisse moi sévir sur ce rocher ancien – Doria Sisu Ploiesteanu

un chef d’orchestre narquois vient chaque jour
il hurle dans ma gueule l’air que tu méconnais
et tu agites tes pieds comme un enfant gâté
demandes une sucette
puis te retires dans un coin
pour qu’on ne puisse pas déceler ton jeu
tu ris plus qu’il ne faut au dépens de tous
oh, si je comprendrais ce miracle de bêtise
qui enlève ma force
c’est bizarre que ce soit moi qui éteigne
qu’un autre acteur le fasse à ma place
j’ai perdu les métaphores par les trous de mes poches
je t’ai dis qui j’étais et tu en veux encore de moi
de cette vie qui s’ensuivra j’en sais quelque chose mais
l’escarpin noir en laque est volé problème
laisse moi sévir sur ce rocher ancien
me mettre la boule à zéro
hurler à perdre raison au néant, mais pour moi
ensuite m’allonger sur la terre
et pleurer, pleurer, pleurer
de bonheur et pour la raison connue
de t’avoir tant
mais surtout pleurer pour cet amour mien
insensé

*

Traduit du roumain par Cindrel Lupe

*
Lisez l’original en roumain :

 http://wp.me/p1wz5y-wm

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poème – Doria Sisu Ploiesteanu

 
 
lorsque la nuit passes les brûlants ténèbres
lorsque le vieux noyer se montre en rêve
en ombres te modèlent les songes sans trêve
et plus aveugle et muet tu t’imagines
à la trace de ces yeux qui te dévissent
telle une proie est la vie qui te reste
non pas un bouclier pour s’y blottir
oh, trop grandes rampes avec de sourdes marches
devant moi des vaines voix avez posé
le cœur refuse toute obédience
en pierre elle se veut que le vent l’estime
oh, crus noyaux on foule le baiser craque
une vérité d’humanité chantonne
et l’âme semble vider le corps comme si
plus déséché voudrait-il être dedans
le serf que je suis au pouvoir proscrit
cache sa colère dans des grandes silences
oh, toi mon cœur en pierre tu es vraiment
reste avec moi me dire tes boniments
sur le sort si malin qui là nous guette
ou sur l’amour qui brûle dans les printemps
et ne regarde à travers cette épaule
trop alourdie sous les cailloux de la vie
écrase les serpents qui s’amassent et sois
c’que tu n’es pas, ni de la mort l’annonce
 
***
 
traduit du roumain – Cindrel Lupe
*
Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-vL

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