Archives de Catégorie: George Stanca

Là bas – George Stanca

Là où il neige au pollen de lys aoûtés
Les neiges sont jaunes, comme cirées
L’hiver profond a des épines gelées
Le vent du nord souffle manigançant étés.
.
Les fleurs meurent, en étouffant le sol
La fragrance s’épanouit parmi les galaxies
Les planètes glaciers aiguisent leur parole
En polémisant éternellement aux lys .
.
Là où il neige au pollen de lys aoûtés
Le vent nourrit desseins d’amant déçu
Porter au monde poussières épinées
Et de tuer par jaunissement aigu.
*
Du volume Maxime Tendresse, 1981
traduit du roumain par Tudor Miricã

*

lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-1m

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Symphonie en do décanèse – George Stanca

Mordu du foot, essayiste, poète de dimanche,
ingénieur, journaliste et, après tout,
bon viveur redoutable,
George Stanca naquit en l’an 1947.
 
*

Tu fredonnais une mélodie
Dodécaphonique,
Les feuilles d’olivier vibraient atonalement
Berçant les rochers de Dodécanèse.
Et, si je ne me trompe pas, tu oublias un dièse.
J’écoutais fasciné, en te tordant des chaudes
Interjections à l’oreille.
Tu rêvais que nous profanons un couvent de fraises
Dont le patron est une nuit de Dodécanèse.
Et, si je ne me trompe pas, tu oublias un dièse.
Sur la berge verte et paisible, nous
Célébrâmes la lumière de la lune.
Tes seins s’étaient endormis depuis une éternité,
Des chevaux blancs galopaient dans une
Perfide débauche d’étoiles,
La nuit murmurait à l’unisson avec toi
Quelque chose de dodécaphonique, du Dodécanèse,
Et, si je ne me trompe pas, tu oublias un dièse.
Quand les chevaux se sont poudrés argent,
Et la mer souffla murmures dans tes cheveux
Sur ta bouche, blanche, la chanson,
Mourut lentement, tonalement, bleuement, en sol.
Et, si je ne me trompe pas, tu oublias un bémol.
*

Du volume Maxime Tendresse, 1981
traduit du roumain par Tudor Miricã

*

lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-1i

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