Archives de Catégorie: Silvia Goteanschii

instant climax – Silvia Goteanschii

 
Un cobra ondule devant moi comme si je lui jouerais de la flûte
comme une corde alléchante entre ciel et terre
Puis alors moi,
et que je me colle paupière sur paupière, sans éclaircissements
Et rien.
Ni les branches qui se balancent sous la brise
pour qu’elles m’attrapent, ni vide en moins
à sauter par-dessus.
Le Diable dit :
– Elle veut mourir plus aisément, la folle !
L’Ange dit :
-Elle veut parler à Dieu, l’indigne !
Mais, rien,
car moi je n’ai rien encore décidé.
Et ainsi de suite, jusqu’à quand, un beau jour,
Alexandre le Grand et son épée traversent, s’approche de moi, se signe et me dit presque en chuchotant :
– De toute ma vie je n’ai vu un tel nœud gordien.
*
Traduit du roumain par Cindrel Lupe.
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Lisez l’original en roumain=
http://wp.me/p1wz5y-we

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Poésies d’amour – Silvia Goteanschii

La douleur
 
ainsi tu apparus, de nulle part tu viens et puis t’en vas comme une salamandre,
parce que mon dedans est chaud, sombre et humide.
mais, n’y pense pas y trouver de l’amour, ce n’est qu’une vase.
ni de l’eau, ni du sec. pourtant,
tu pourrais attendre.
un jour, une superbe fleur poussera dans la boue.
 
ainsi tu apparus, venant de la mort. pourtant je n’ai pas assez de vie pour le sentir.
je suis vaincue et l’histoire dit malheur aux vaincus.
mais que personne n’essaie de m’amadouer.
ma douleur est une jungle et voilà, maintenant elle me protège des lynx.
 
***
Première page
 
Marche, marche dans ce jardin et écoute
la musique de la cymbale
et renonce, renonce à toi en première partie.
Mon sang par ton sang,
ce sont les frissons,
les pièges pour l’esprit et les forces.
 
Nous irons selon notre bon plaisir et arriverons
là d’où nous sommes partis.
En deuxième partie il faut nous préserver
et nous toucher comme si nous ressuscitions des morts
 
Suis-moi,
 
une lumière molle il y aura, puis une plus rude,
puis toutes s’assombriront.
Il n’y a pas un prix de rachat en troisième partie.
Tout ce que nous avons est un compte à rebours,
c’est toi qui commences,
et que nous rassasions l’un de l’autre.
 
Ne t’arrête pas là, ne t’arrête même si tu piétines.
On ouvre un livre venant de Dieu,
voilà, mon nom près du tien
et plein d’animaux jolis qui montent la garde.
 
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
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Lisez l’original en roumain :
http://wp.me/p1wz5y-rD

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Deux poésies – Silvia Goteanschii

ohé, ohé
 
Je gonflais des ballons sur la coursive de la maison,
vous n’avez pas remarqué comment
j’ai monté légèrement dans les airs,
vous ne m’avez même pas recherchée quand
les bouteilles de hélium ont explosé,
 
ma maison arrivera un jour jusqu’au soleil
comme ça,
avec les soucis fleuries sous les assises,
avec maman,
cueillant de l’arroche pour le potage,
avec papa,
jetant la laisse après Nik,
 
jusque là,
je vais les modeler en cire
tels que einstein nostradamus clinton
chez Madame Tussauds,
 
ceci est un petit résumé
de l’amour que je ressens –
c’est pour toi que je cuis du pain,
c’est pour toi que je danse comme une geisha
c’est pour toi que je lis Pinocchio,
 
ohé, ohé …
soleil chéri
un jour je viendrai chez toi avec la famille entière,
ça fait quelques jours depuis quand
je ne fais plus rien pour moi,
je ne clignote même pas.
*
lapins du gibus
 
Quand je serai grand je ferai magicien,
c’est que pensait michel en se nourrissant de cette pensée
et le mal dedans son corps
se nourrissait de ces pensées,
 
je ne sais, ne sais pas quelle sera son étoile,
mais les docteurs disent qu’elle tombera sûrement d’ici quelques jours
et là où elle tombera,
nous érigerons un chapiteau de cirque,
 
Il y aura grand spectacle beaucoup de billets de vendus,
des chevaux arabes,
des ours dressés,
des pigeons noirs,
michel sortira des lapins du gibus
et les spectateurs pleureront.
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traduit du roumain par Cindrel Lupe
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lisez l’original en roumain :
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