Archives de Catégorie: Teodor Pîcă

Trois chevaux – Teodor Pîcă

Le soleil s’égouttait gris dans les graines
Comme tu t’égouttes de l’amour comme d’un tort
Dans le blé court le cheval blanc, sans rênes,
Hennissant dans l’aurore.
 
La terre suinte de l’ombre et de la flotte
Tel l’amour qui monte vers la nuit tombant
Parmi les ombres, au pas trotte
Reniflant, le cheval rouan.
 
Voiles de nuit, très épais,
Font que l’amour devienne verbe
L’obscurité goutte de la paix, –
Le cheval noir gratte l’herbe.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe
*
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-j4

 
Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Teodor Pîcă

Pour les amis – Teodor Pîcă

Avec mes poivrots j’aimerais tant
D’écumer une rafle dans les boîtes
Dans les bourses, tous, avec plein d’argent
Moi devant, métayer de la meute
 
En casser puis un bout de flicaille
Lui piquer le nerf de bœuf même le képi
Et en route vers la grande ripaille
Emporter des nanas malgré leurs cris.
 
Lorsque nous serons ivres et guillerets,
Quand il n’y aura de quoi se plaindre,
Verserons une larme dans nos godets,
Pauvre Essenine pourra pas nous joindre …
 
Et aux aubes cette effrénée farandole,
La finirons à la bonne fortune,
Endormis au bord de la rigole
Léchés par les chiens et la langue de la lune.
 
Plus tard, en émergeant des immondices,
Chacun en arrangeant son beau plumage,
Paré pour l’avenir que je barrisse :
Eh, les enfants ! C’est l’heure du rétamage !
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-eJ

Poster un commentaire

Classé dans Teodor Pîcă