Archives de Catégorie: Carmen Pompey

Intérieur – Carmen Pompey

 
Sur une cloison
dessiné
de sa propre main
cheveux blonds
toison
en vagues ondoyant
au-dessus du canapé
portrait inachevé
 
Sur un plateau
là un objet
qu’elle à oublié
et un carnet
de conversations
tout ce qu’ils écrivirent
en binôme
n’est pas bruyant
mais tout à fait vrai
 
Au plafond accroché
un Advent
couronne de sapin
au quatre bougies
hommage porté
à un sentiment
qui a pu changer
mais restera
toujours vivant
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
*
Lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-hp

 
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Province de l’Univers – Carmen Pompey

La Terre est la province de l’univers
le lieu ou presque rien n’est arrivé
seulement un arbre et un fruit défendu
et un Adam, et une Eve – chassés du Paradis
et des contrées de rêve
 
Puis des eaux au nom de mers et d’océans
et des générations
sortant en promenade les dimanches
sur les boulevards ou dans la Grand-rue
et vivant tout le reste de la semaine
sur les chemins de la vie
 
Et rien de plus ne se passa
sauf quelques siècles avec des fanfares
jouant dans les jardins – dans lesquels
quand même
il y avait aussi des fleurs-
 
Puis quelques guerres
interrompues pas une sorte de paix
 
Et rien d’autre ne se passa
sauf, juste beaucoup de pluie
et sûrement quelques rayons de soleil
 
Ensuite il arriva
que chacun fut le voisin d’un autre
avec lequel il causait ce que les journaux écrivaient
et, toujours, la nouvelle la plus exacte était la date
 
Beaucoup de feuilles sont tombées
sans qu’il n’y arrive presque rien
sauf des menues joies
des fantômes en voile de mariée
au prises avec le chagrin
 
Et il y a eu un espoir
Un espoir provincial
sur cette Terre
Province de l’Univers
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-9o

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Caprices – Carmen Pompey

« Bleue-si bleue, l’herbe verdoyante » -je chanterais
au « Colin-maillard » je jouerais
mais la voix m’a oubliée
Colin à les yeux bandés
 
Je sauterais à la marelle
mais la marelle à déteint
(les graviers sont bien rangés
dans mon kaléidoscope préféré
au miroirs cassés …)
mais LUI, de les lui offrir sera content
 
Je pendrais des cerises à mes oreilles
mais j’oublie toujours le mois de juin
Je me laisserais bercée par des rameaux d’acacia
Je réapprendrais la calligraphie des fleurs blanches
et LUI demanderais innocemment :
« -Dans un encrier
De l’encre il y ait
Quelle couleur TON encre aurait ? »
 
Même que je parlerais à Minet
Sauf que lui aussi il a quitté la maison
Comme tous les matous … mourir ailleurs
Pour ne pas fâcher
Madame Ma Sœur Anne
Qui avait un si bel château …
 
Quand tombent les pluies je me parerais des bottes en boue
quoique on m’a dit que ce n’était pas convenable …
pareil qu’on m’a dit de ne plus guetter l’heure
(LUI ne viendra plus)
Et, Dieu nous garde !
A aucun prix ne pas ouvrir la cage aux oiseaux
 
En automne je ramasserais les pommes sur les étals
les redonnant aux pommiers
qui les rependraient en vert
non-incitantes-au-péché
 
Et en hiver
je me draperais de flocons de neige
de cette blanche je me tisserai des draps
m’allongerais
peut-être mon âme gèlerait
 
et qui m’interdirait
de m’en faire des non-oublis une berceuse
pour le sommeil éternel ?
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
lisez l’original en roumain :

http://wp.me/p1wz5y-84

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Bleu – Carmen Pompey

Bleu
Cobalt
Azur
Encore bleu
en mille nuances enchanté
allant
du bleu
au bleu
des ondes
au ciel
de la veillée
au sommeil
du Voronetz
au bleu …
Bleu
Cobalt
Azur
Encore bleu
Mais dans le bleu
l’abîme c’est le blanc
un blanc sans nuances
sans ondes
sans ciel
sans veillée
sans sommeil
sans Voronetz.
Blanc
Mémoire
sans souvenirs
sans nuances
sans ciel
sans veillée
sans sommeil
et sans Voronetz.
Ou peut-être
bleu est du blanc une nuance
nuance des ondes,
du ciel,
et de la veillée,
et du sommeil,
et du Voronetz inouï
resté dans la mémoire
devenue bleue
devenue monastère
Dedans
De temps à autre
sonne-blanc-tocsin.
*
traduit du roumain par Cindrel Lupe.
Lisez l’original en roumain :
 

http://wp.me/p1wz5y-4u

Tocsin (en roumain : « Toaca« )

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